Suite à notre demande d’une réunion publique d’information à propos de l’avenir de la station d’épuration-lombristation, le maire a préféré inviter quelques élus et représentants d’associations le vendredi 31 janvier 2025 de 9h à 11h30.
Étaient présents :
Daniel FLOUTARD : Maire de Combaillaux
Ghislaine VALLESPIR : Maire adjointe en charge de l’environnement de Combaillaux
Alain BARBE : Président de la CCGPSL
Alain POULET : Ancien Maire de Combaillaux et ancien Président de la CCGPSL
Georges DA FONSECA : Directeur général des services techniques CCGPSL
Julien GOLEMBIEWSKI : Directeur eau et assainissement CCGPSL
Daniel GUIRAL : Ancien adjoint au maire A. Poulet en charge de l’eau et l’environnement, membre de la Commission Locale de l’Eau Lez Mosson étangs palavasiens, représentant des associations.
Étaient aussi conviés mais non disponibles Jean-Louis COUTURE pour Mosson Coulée verte, membre de la CLE, et JC ARMAND vice-président de la CCGPSL en charge de l’eau et de l’assainissement.
Cette réunion a été introduite par D. Floutard puis par A. Barbe qui d’emblée n’ont pas véritablement cherché à minimiser les problèmes.
Plus particulièrement pour la CCGPSL, A. Barbe a indiqué que le niveau de ces difficultés est en fait bien plus vaste que ce qu’ils imaginaient initialement. Combaillaux n’est qu’une commune parmi d’autres, mais avec une station au fonctionnement atypique combinant à la fois lit bactérien et lombrifiltration.
Disposant maintenant de cette connaissance A. Barbe reconnait qu’il faudra du temps et de l’argent pour tout remettre en ordre, mais assure que Combaillaux reste une priorité. Un plan d’action a donc été adopté (soumis et validé par la DDTM fin 2024 en réponse à la procédure administrative de remise en conformité du 15/01/2024). Ils sont venus aujourd’hui à Combaillaux pour présenter ce plan et nous en informer : fin 2025 il devra avoir permis de résoudre les difficultés, mais ensuite il faudra choisir aussi quel sera l’assainissement de Combaillaux et/ou de Combaillaux et Saint Gély à l’avenir.
En préalable à cette présentation la parole nous, représentants des associations, a été ensuite donnée pour que nous puissions exprimer nos avis et nos questions concernant le fonctionnement et non fonctionnement de cette station. D’emblée notre souci a été d’informer, interpeler et échanger plus directement avec les techniciens (Directeur général des services techniques et Directeur eau et assainissement de la CCGPSL) plutôt qu’avec les politiques (M. Floutard, Barbe et Poulet) ces derniers reconnaissant avec honnêteté qu’ils sont de fait obligés de faire confiance à leurs techniciens.
Nous avons pu donc
- Longuement exposer nos gros doutes sur la qualité des suivis qui ont été menés voire non menés (nous avons pu aussi en réponse très relativiser la cause explicative avancée de ce qui serait la cause de tous nos maux : la COVID, la période de flou lors du passage à l’intercommunalité, et la fin de la gestion par la SAUR)
- Les informer avec preuves à l’appui de leur (tant politiques que techniciens) confiance trop aveugle qu’ils accordent aux résultats de suivis dont des paramètres très importants ne sont pas renseignés (microbiologie) et avec des modes de calcul inadaptés aux spécificités de notre station et donc faux ce qui ne permet bien évidemment pas de pouvoir établir un véritable diagnostic.
De très nombreux aspects techniques ont pu être évoqués face à des techniciens attentifs et intéressés et des élus curieux.
En bref :
- Daniel Floutard n’organisera pas de réunion pour informer la population, c’est à A. Barbe de faire cela.
- A.Barbe ne compte organiser ces échanges que lorsque tout sera à nouveau fonctionnel et dans le cadre d’une visite sur site.
Concernant le plan d’action :
– La priorité sera de remettre en fonction la station dont la lombrifiltration. SOIT !!! Par contre et suite à ma demande ils ne savent pas si des vers sont encore bien présents et si ceux ci sont en santé et nombre suffisant pour réensemencer dans un premier temps l’écloserie puis le lombrifiltre.
-Pour répondre spécifiquement à la cause de non conformité qui a été retenue par la DDTM (charge trop importante en Matière en Suspension) il est prévu en sortie des bassins de lagunage de mettre en place des filets pour retenir ces MES (???).
-Pour réduire les charges en N et P en sortie de la STEP il est envisagé pour l’azote une étape de dénitrification et pour les orthophosphates d’un traitement physico-chimique avec des sels métalliques à base de fer (chlorure ferrique ou chlorosulfate)
-A ces solutions immédiates des réflexions vont être menées pour le futur à moyen et long terme : quel assainissement pour Combaillaux ? Mais aussi pour Combaillaux et Saint Gély du Fesc dont les rejets se jettent l’une dans le Miege Sole, l’autre dans le Pézouillet, affluents de la Mosson ?
La lombristration manifestement leur pose problème. Les services techniques aimeraient mettre à profit ces difficultés pour basculer vers une station « traditionnelle » à boues activées. Ils envisageraient même de regrouper Combaillaux et Saint Gély, dont la station est sous-dimensionnée et fonctionne mal.
Cependant A. Poulet, lui, tient à conserver la lombrifiltration. Il y croit toujours et manifestement il a toujours du poids à Combaillaux mais plus encore auprès de son successeur à la CCGPSL, A. Barbe.
En outre le Directeur général des services techniques de la CCGPS a indiqué qu’il allait nous transmettre toutes les données de suivi de la STEP et qu’en contre partie D. Guiral lui transmettra un rapport sur l’analyse critique de la qualité de ces suivis, de la pertinence des paramètres pris en compte et sur ce qu’il est possible de pouvoir tirer comme enseignement de ces suivis pour optimiser le fonctionnement de cette station.
Les photos ont joué parfaitement leur rôle et ils n’étaient manifestement pas préparés à avoir face à eux des interlocuteurs aussi bien informés. Ce court diaporama indique tant au niveau des bacs dédiés à la lombrifiltration que des lagunes (entre septembre 2024 et janvier 2025), que les problèmes ne sont pas comme on essaie de nous le faire croire des problèmes de sous-dimensionnement de la STEP mais de son non-entretien !!!
Par contre, on s’étonne de n’avoir eu aucun retour de l’ARS au signalement qui lui a été communiqué des dysfonctionnements de la STEP.